Cher lecteur, en ce dimanche tranquille au Québec, il m'a été donné le temps de m'atteler à un exercice que je n'avais plus pratiqué depuis fort longtemps : les devoirs ! Que ceux qui pensent "C'est vrai, depuis au moins 24 ans" quittent cette page en ayant honte d'eux.
Le retour sur les bancs de la fac n'implique pas seulement de retrouver l'ambiance studieuse d'une classe mais également l'ambiance studieuse de son bureau à domicile. Alors certes le bureau ici ressemble très fortement à un canapé de salon mais qu'importe.
Comme je le disais à mon colocataire avant d'écrire ce blog, faire ses devoirs, c'est un petit peu comme faire le Tour du Mont-Blanc (en marchant, pas en courant comme ce dingue de Nicolas Fabre l'a fait récemment. Encore bravo mec !) : le faire c'est chi**t mais le finir c'est jouissif. Personne ne se dit avec plaisir : chouette des devoirs. Par contre tout le monde fait une petite danse de victoire quand c'est fini. Moi, ma danse de victoire, c'est de partager avec vous le fruit de ce travail.
En exclusivité, mes réflexions sur l'évolution du métier de journaliste.
Le journaliste du 21e siècle doit-il être un geek ?
Au vu de la lecture de l’article de Mercier et Pignard-Cheynel Mutations du journalisme à l’ère du numérique : un état des travaux, publié en 2014 dans la Revue française des sciences de l’information et de la communication, une question me vient à l’esprit : les journalistes de demain doivent-ils être des geeks ? Peuvent-ils exister sans Twitter ni Facebook ou bien sans tenir un blog sur internet ?
Je crois qu’il est indispensable aujourd’hui d’au moins comprendre comment fonctionne l’information en ligne. Sans forcément être un adepte quotidien de Twitter, il faut être capable de retrouver un tweet, savoir comment fonctionnent les hashtags car cela peut amener une piste ou une information pour un reportage.
Le journalisme en ligne est avant tout du journalisme. Il a les mêmes règles d’écriture et exige une même rigueur. Le contenu sera le même, c’est le contenant qui change. Pour un média numérique, l’ajout de liens hypertexte est important alors qu’un tel outil n’existe pas sur le papier. Tout comme le fait d’ajouter une vidéo à un article en ligne. Un journaliste qui se contenterait de copier-coller son texte papier sur le net ne ferait plus vraiment du journalisme.
Si rien ne remplace le terrain pour trouver des sources ou des informations, la toile peut se révéler un formidable outil pour démarrer ses recherches. Il est important de savoir où et comment chercher de telles informations car Internet peut vite se révéler chronophage si l’on ne sait pas s’en servir efficacement.
Les journalistes qui exercent depuis des années peuvent être récalcitrants à l’idée d’utiliser toutes ces nouvelles technologies mais elles sont parties intégrantes du journalisme d’aujourd’hui et de demain. C’est pour cela qu’il est important que les formations de journalistes incluent des éléments d’apprentissage de ces nouvelles technologies. Ne serait-ce que pour s’en servir de manière minimale car elles ne suffisent pas pour être un bon journaliste. Mais les exclure totalement revient à se priver d’une partie importante de la panoplie d’un journaliste aujourd’hui.
D'ailleurs ce blog n'est-il pas un peu le reflet de la pensée exprimée dans ce billet ? Vous avez quatre heures.
D'ailleurs ce blog n'est-il pas un peu le reflet de la pensée exprimée dans ce billet ? Vous avez quatre heures.
A tantôt !
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